#PortraitDeStartuper – Vasa – Jean-Sébastien Lefèvre

 

Jean-Sébastien Lefèvre a répondu aux questions du blogueur et journaliste Sébastien Bourguignon. Pour retrouver l’intégralité du portrait et pour lire tous ceux de la promo 2020, rendez-vous sur son blog : http://sebastienbourguignon.com/2020/05/19/portraitdestartuper-vasa-jean-sebastien-lefevre-vasa_fr-startup-frenchtech/

N’hésitez pas à le contacter également si vous souhaitez faire partie de la galerie 🙂

Comment décririez-vous votre entreprise ?

Vasa.fr est une nouvelle startup de l’assurtech, à l’esprit « guilde ». J’entends par ce terme, la conscience de l’appartenance à un groupe collaborant activement à la réalisation d’un objectif commun.

Vasa.fr se donne comme mission de prendre en charge l’ensemble des contrats santé/prévoyance et retraite des TPE/PME, et de les analyser comparativement années après années.

L’idée est de permettre au chef d’entreprise d’avoir les meilleures offres continuellement tout en se consacrant à ce qu’il faire de mieux : Son métier.

Pourquoi ce choix de produit / service ?

C’est mon métier depuis 10 ans, et depuis des années je pressens ce que va être le virage numérique dans l’assurance de personnes. Les chefs d’entreprise me le répètent en permanence que la gestion de leurs contrats d’assurance est chronophage et compliquée.

C’est grâce à cette expérience de terrain que nous proposons une solution simple pour les chefs d’entreprise, et qui répond réellement à leurs besoins.

Ils peuvent ainsi se consacrer pleinement à leur activité et ne plus se soucier des questions liées à leur contrat d’assurance santé, de prévoyance ou de retraite ainsi que des problèmes de législation qui en découlent.

Quels sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?

Vasa veut devenir le 1er courtier en assurance de personnes d’ici 5 ans.

Ça représente tout de même 204 M€ de cotisations par an.

Une paille, mais nous allons y arriver.

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?

Je parlais de «guilde » tout-à-l ’heure. Pour reprendre ce terme, je me décrirai comme un chef de guilde : Un planificateur qui a une vision et qui doit inspirer ses « guildmates » par son leadership pour qu’ils consentent à le suivre dans son projet.

 

Quelle est votre formation initiale ?

J’ai un DEUG de droit qui m’a conduit à exercer les métiers de syndic de copropriétés, puis d’agent général d’assurances pour AXA.

Qu’est-ce qui vous passionne ?

Je m’intéresse à beaucoup de sujets, que ce soit l’économie, la finance, l’investissement, (trois passions bien utiles actuellement – je peux passer des heures à analyser pour établir des champs des possibles et des probables et parfois investir pour moi-même), les technologies, mais aussi l’histoire (en particulier les périodes de conflits et les petites anecdotes qui changent totalement la « grande histoire ») ,  la psychologie et ses application dans la vente ou la politique mais aussi le développement personnel (Des livres comme Pères Riches/Pères pauvres, Lean StartUp, Ne coupez pas la poire en deux, et bien d’autres m’ont beaucoup inspirés) .

Enfin, je suis aussi impliqué dans une association liée à l’autisme, étant moi-même père de deux enfants touchés par ce handicap.

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ?

Je me suis lancé à 24 ans dans une première activité d’indépendant en tant que VDI avec un certain succès, puisque j’ai été 2 fois meilleur vendeur français. Ce qui a paradoxalement été la fin de mon activité. Cette performance m’a donné le droit à des formations qui m’ont fait découvrir à quel point ce que je faisais et que je croyais bon, étais mauvais. Du jour au lendemain, je n’ai plus su vendre quoique ce soit pour cet entreprise et je me suis arrêté.

Je me suis lancé une seconde fois en tant qu’agent général pour AXA en création pure de cabinet avec quelques beaux succès, mais en commettant aussi toutes les erreurs du monde. Au bout de 2 ans d’activité suite à une évolution réglementaire sur les mutuelles, j’ai préféré revendre mon portefeuille plutôt que de poursuivre cette aventure.

Bref, j’en suis à ma troisième entreprise, et je peux observer combien mes deux premières expériences m’ont été bénéfiques.

Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?

Pour vasa.fr, depuis juillet 2019.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?

Je ne vois pas les difficultés comme des problèmes mais comme autant d’occasions d’apprendre.

En tant que dirigeant, il faut avoir une attitude inspirante pour tout l’équipe surtout dans les moments difficiles. Or la meilleure attitude selon moi est de ne pas nier les problèmes, mais de les analyser froidement, d’en tirer des leçons pour l’avenir, et de mettre en place des stratégies correctives.

Pour répondre plus précisément à votre question, je dirai que le plus compliqué est de bien s’entourer.

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entreprenariat ?

La passion, le courage et la ténacité. Il ne faut pas avoir non plus peur de l’échec, mais plutôt prendre chaque revers comme un tremplin et une occasion d’apprendre.

Je rajouterai l’enthousiasme, le sang-froid, et la capacité d’analyse de son environnement.

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?

Notre financement est actuellement réalisé par l’apport des associés et par la bourse régionale de la région Grand Est. Nous envisageons prochainement d’obtenir des financements bancaires pour accélérer notre développement.

Bon après, si vous voulez investir, n’hésitez pas à nous le dire !

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?

Le temps. On peut tout corriger, mais on ne peut rattraper le temps perdu. C’est d’autant plus vrai dans l’économie startup. Les marchés se créent et se développent très vite. Une startup n’a de sens que dans l’innovation. Or si elle ne gère pas son temps, elle va se faire dépasser, et son projet n’aura plus de sens.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?

Fonce ! Ou abstiens-toi.

Le monde change à toute vitesse : Si tu veux participer à son évolution, lance-toi. Mais si tu peux te permettre de remettre ton projet au lendemain, c’est sans doute que tu n’es pas prêt.

Un second conseil : Confronte-toi le plus vite possible au marché, idéalement sans avoir dépensé le premier euro. La techno, le design, et tout le reste viendront bien plus vite si tu as déjà une preuve de concept validée.

Vasa Portrait de statuper

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